Titulaire: Etienne Laliberté
DESCRIPTION
Les forêts tropicales sont essentielles à la biodiversité mondiale et au stockage du carbone, mais leur devenir face aux changements climatiques demeure incertain en raison du manque d’outils de suivi à grande échelle et à résolution taxonomique fine. La Chaire de recherche Angèle St‑Pierre et Hugo Larochelle en intelligence artificielle appliquée à l’environnement vise à transformer en profondeur l’observation des forêts tropicales en développant des modèles d’IA avancés exploitant l’imagerie de drones à haute résolution et à faible coût pour cartographier, classifier et suivre les arbres individuels dans des environnements complexes.
Le programme de recherche repose sur trois piliers complémentaires. Le premier porte sur l’avancement des méthodes d’IA pour la détection, la segmentation et la classification des houppiers, incluant le développement de modèles fondamentaux et temporels entraînés sur de grands ensembles de données. Le deuxième met ces outils au service de la science écologique afin d’accélérer l’étude des distributions d’espèces et de la phénologie à l’échelle du paysage, notamment sur des sites majeurs au Panama, en Équateur et au Brésil. Le troisième pilier vise l’impact sociétal, en appliquant ces technologies à la conservation, à l’évaluation de la restauration et au suivi de la biodiversité, en partenariat avec des ONG et des communautés autochtones.
En 2026, la Chaire produira des jeux de données de référence, des modèles d’IA ouverts et des cartes de canopée couvrant plus de 1 500 ha de forêts tropicales. En misant sur l’ouverture et la transférabilité, le programme ambitionne de doter chercheurs, praticiens et communautés locales d’outils novateurs pour mieux comprendre et protéger les forêts tropicales face aux changements globaux.
Titulaire: Anne-Lise Routier
DESCRIPTION
La Chaire de recherche du Canada sur la biophysique végétale au service de l’agriculture durable et de la résilience climatique vise à comprendre comment les plantes contrôlent leur croissance, leur forme et leur adaptation à l’environnement, en intégrant la biologie du développement, la biophysique et la physiologie végétale.
Les travaux d’Anne-Lise Routier s’intéressent en particulier aux mécanismes physiques et cellulaires qui régulent la croissance des organes végétaux, de l’échelle de la cellule à celle de l’organe entier, ainsi qu’aux interactions entre croissance, métabolisme et contraintes environnementales, notamment en conditions de stress hydrique.
En combinant imagerie avancée, approches quantitatives et modélisation, cette chaire vise à établir des principes fondamentaux du développement végétal, avec des retombées potentielles pour l’amélioration de la résilience des plantes face aux changements climatiques et pour une agriculture plus durable.
Titulaire: Etienne Laliberté
DESCRIPTION ET OBJECTIFS
Nous sommes entrés dans « l’Anthropocène »: une période caractérisée par la sixième extinction majeure d’espèces, causée par les activités humaines. Cependant, nous demeurons mal équipés pour prédire les changements de biodiversité et leurs conséquences sur le fonctionnement des écosystèmes. De plus, ces changements opèrent beaucoup plus rapidement que notre capacité à les détecter, ce qui rend difficile la priorisation des actions de conservation.
En tant que titulaire de la chaire de recherche du Canada en biodiversité fonctionnelle végétale, Etienne Laliberté et son équipe tentent de répondre à ces deux défis. Ensemble, ils essaient de mieux comprendre et prédire les changements de biodiversité végétale et leurs conséquences sur les écosystèmes par l’étude des adaptations morphologiques et physiologiques des plantes, qu’on appelle « traits fonctionnels », sous des environnements changeants.
Étienne Laliberté et son équipe étudient aussi la façon remarquablement similaire mais unique que chaque espèce végétale interagit avec la radiation solaire, due aux différences subtiles mais détectables de composition chimique des feuilles de différentes espèces. De telles « signatures spectrales » des feuilles procurent les données de base qui permettront la télédétection à haute résolution de la biodiversité végétale.
RÉALISATIONS
Par l’étude des liens entre la phylogénie des plantes, leurs traits fonctionnels et leurs signatures spectrales, l’équipe d’Etienne Laliberté réalise de nouvelles découvertes sur les causes et conséquences des changements de biodiversité végétale. Ces recherches ouvrent la voie à la création d’un observatoire global de la biodiversité végétale basé sur la télédétection des traits fonctionnels des plantes.
Cette recherche a été entreprise grâce, en partie, au soutien financier du programme des chaires de recherche du Canada.